
fig.1- réf. Bédouine en MELIA- Partie d'une toile du peintre SAINT PIERRE *1833-1916
Les peintres orientalistes ont été tous ensorcelés par le désert, éblouis par une lumière jamais rencontrée auparavant. Une lumière étincelante. Mystique pour les bédouins et dont la source jaillit de l’éjaculation du soleil au contact des dunes de sable.

fig.2- réf. Bédouine Kabyle en MELIA- 1910 - Partie d'une toile de MIGONNEY*(1876-1929)
Un mariage fabuleux. Fécond en chaleur extrême. Une chaleur lumineuse transformant le regard des peintres en vif renaissant. Emportant la main et son pinceau avec délicatesse sur une toile consentante. Les dessins fusent. Magnifiques en paysages. En portraits et objets.

fig.3- réf.Femmes à Alger en FOUTA et BLOUZA -1950- Partie d'une toile de DECKERS *(1885-1968)
Des femmes à l’orientaliste admirables deux siècles plus tard. Permettant à l’œil analyste de retrouver et de ressortir de l’oubli des identités. Des coutumes et des traditions surgissent des portraits. Une mine d’informations à saisir grâce à ces peintres et photographes orientalistes, romantiques et sensibles au naturel.
fig.4- réf. Ernest Gustave GOBERT*/EG14- Femmes citadines en FOUTA et BLOUZA- Tunis
Dans l’aire du désert et des oasis, les femmes bédouines se sont distinguées par un habit unique. La Mélia et ses fibules en argent ont été à la « mode » durant trois siècles. En se sédentarisant, la bédouine a irrémédiablement ôté sa Melia pour la FOUTA et la BLOUZA (styles de jupes longues et chemisiers - fig.4-). Ses fibules millénaires apaisantes, pour des broches mondialistes épineuses.
*mes vifs remerciements aux propriétaires des oeuvres reproduites
Moncef BENAHMED



