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jeudi 21 mai 2009

Fourchu mais rationnel, le nez de Constantin.

* Cet article a été rédigé le 21 mai 2009 avec un intérêt de numismatique par la présentation dans le texte de 47 photos relatives à 21 monnaies de la collection privée ARTnumismatique .
Pour plus de lisibilité de lecture, l’article a été repris le 1.7.09 en décalant du texte 36 photos de monnaies qui ont été classées en annexe.



Le nez fourchu de Constantin en début de règne (Imp.Aug)
(réf. ARTnumismatique 235-14a)

Le nez affiné de Constantin en fin de règne (DN- NOB)
(réf. ARTnumismatique 225a L 13)

CONSTANTIN le grand a marqué l’empire romain d’une empreinte colossale et historique sur le plan religieux, mais également sur les plans militaires, économiques et politiques.
Tout d’abord, il est intéressant de se pencher sur un détail physique assez méconnu de l’empereur révélé par les petits bronzes de la collection privée ARTnumismatique.



Petit bronze de Constantin au nez fourchu – Monnaie émise en début de règne
(réf. ARTnumismatique 235-14ab)


Des monnaies exceptionnelles de part leurs raretés et les détails qu’elles renferment.
Au début de son règne, les petits bronzes de CONSTANTIN lui révèlent un nez fourchu à son milieu et pointu à son extrémité (réf.235-14a).



Petit bronze de Constantin au nez fourchu (Réf.299ab - L16)


Le nez fourchu de Constantin (Réf.299- L16)


L'immense nez pointu de Constantin (Réf. 234-L13)



Petit bronze de Constantin (Réf.234ab -L13)

La nature est sans complexe. Mais pour l’empereur, il s’agit apparemment d’une autre histoire. Toujours est-il qu’une fois conforté sur son trône, les innombrables monnaies de CONSTANTIN - au très long règne de 310 à 337 après JC - ne montreront jamais plus la courbature fourchue de son nez. Au plus, une légère pointe à l’extrémité.


Le nez affiné de Constantin (Réf.343-L18)

Les superbes bronzes de références 225a-L13 et 343a – L18 reflètent de petits nez mignons, sans aucune courbature. S’agit-il d’une ferme volonté de l’empereur de ne plus montrer la forte courbure de son nez et cela indiquerait alors une personnalité complexée sur le plan physique ? Ou alors une décision de ses collaborateurs chargés de la perfection de son image de marque ?
Ce qui est sûr, c’est que ces petits bronzes magnifiques sont la preuve historique que le Grand CONSTANTIN détient apparemment le record du nez fourchu et pointu de tous les empereurs romains. Même le grand Jules César ne se classerait qu’en seconde position avec son fameux nez à l’Astérix.

D’autres détails indicatifs des monnaies au nez fourchu et pointu de CONSTANTIN se retrouvent au revers. Les petits bronzes gravés en début de son règne, montrent encore l’attachement de l’empereur à la divinité païenne représentée par le grand JUPITER et le globe de SOL INVECTUS.
Les revers de monnaies de CONSTANTIN à la fin de son règne ne feront plus allusion à la religion païenne. Ils montreront des scènes telles que les victoires, en annonce aux symboliques chrétiennes qui perdureront des siècles et qui clameront haut et fort l’hégémonie de l’église sur l’état.

La beauté de CONSTANTIN demeurera dans son esprit rationnel. Pour le nez, les graveurs ont su le bien présenter pour les générations futures de manière plus fine sans montrer la gravité de sa courbure fourchue.

Mais l’histoire retiendra de CONSTANTIN un colossal empereur beaucoup plus grand que son nez.
Colossal, car c’est le premier empereur romain qui a officialisé le christianisme dans l’empire. Une tournure historique qui a ouvert le pouvoir de l’état romain au pouvoir spirituel de l’église, longtemps persécutée par les païens. En récompense, il sera consacré le 13ème Saint de l’église chrétienne. Une église qui n’attendra pas très longtemps pour s’accaparer de tous les pouvoirs grâce à THEODOSE 1er qui interdira le paganisme en 381 après JC, la religion millénaire des romains, et qui sera à l’origine de l’instauration du catholicisme papal comme religion officielle et unique de l’empire romain.

Le message rationnel de Constantin

CONSTANTIN, comme la plupart des généraux de son époque, passera toute sa vie en tant que « païen déclaré », adorateur de Sol INVECTUS. Il ne sera baptisé chrétien que sur son lit de mort. Et le plus remarquable, par un prêtre « arien ». Un détail d’importance historique considérable.
Sans nul doute, le 13ème saint chrétien avait un penchant pour l’arianisme chrétien aux dépens de la trinité catholique. Le général, César tétrarchique de DIOCLETIEN, qui a fait ses preuves en tant que grand stratège militaire, ne pouvait ne pas être rationnel. Il pouvait croire en un dieu monothéiste, mais il ne pouvait croire en un homme dieu. Il pouvait croire en Jésus en tant que messie de Dieu, mais il ne pouvait croire en Jésus Dieu. Ni en un homme intermédiaire de Dieu. Et le prêche du prêtre ARIUS sur « la subordination du fils au père » concordait avec son esprit rationnel.

Le summum de sa politique a été de concilier tous les chrétiens et de ne pas prendre partie déclarée pour les uns ou les autres. S’étant engagé en 325 pour la tenue du concile de Nicée, sa diplomatie a été d’appliquer les décisions du concile et d’expulser les évêques ariens. Parole engagée, parole tenue. Il savait depuis longtemps que la stabilité de son pouvoir est liée aux forces populaires de l’église. C’est justement grâce à toutes ces forces qu’il a pu s’emparer du pouvoir. Alors comme tout fin politicien, à quoi bon déclarer son parti pris sauf à bon escient.

Le parti pris de CONSTANTIN ne sera révélé que sur son lit de mort en faisant appel à un prêtre « arien ». Il est indéniable que ses contemporains avaient bien saisi le message rationnel de leur empereur. L’histoire nous renseigne que durant une trentaine d’années après sa mort, les chrétiens, en leur majorité, partageront l’analyse rationnelle du 13ème saint de l’église. Ce ne sera sûrement pas le point de vue de l’évêque Ambroise de Milan, le pire ennemi des chrétiens « ariens ». Il les pourchassera et les anéantira à jamais avec le pouvoir radical de THEDOSE.

JESUS de Nazareth, le messager des chrétiens, a transmis un message de bienfaisance. Ne faire que du bien pour soi et pour autrui. Comme tous les messagers du dieu unique, il ne s’est jamais proclamé « dieu », mais messager de « dieu ». C’est cette rationalité « arienne » qui a plu à CONSTANTIN. Qui a plu à une majorité de romains chrétiens avant l’avènement d’Ambroise de Milan et de Théodose. Une rationalité qui plait sûrement à la majorité chrétienne « silencieuse » de notre époque.

CONSTANTIN sera proclamé « Le Grand » comme cet autre empereur grec, grand stratège expansionniste, le grand ALEXANDRE. Il bâtira et protègera CONSTANTINOPLE la chrétienne, nouvelle capitale de l’empire, aux dépens de Rome la païenne, Rome la « putain » comme dirait plus d’un romain. AVE. Il la bâtira à partir de 324 sur les traces de la cité grecque de Byzance au bord du Bosphore. Il lui donnera son nom en 330, la date de son inauguration. Une nouvelle capitale calquée sur son aînée Rome la millénaire avec sept collines, un capitole, un forum, un sénat, un cirque dénommé « hippodrome », son palais impérial et…des temples païens, très vite supplantés par des édifices religieux chrétiens. Ce dernier détail est d’importance historique, car il permet de dater la période exacte coïncidant avec le désistement de CONSTANTIN de la religion païenne. C'est-à-dire au-delà de 330 après JC. La construction des temples païens était programmée depuis la date du début des travaux en 324. Alors que le concile de Nicée était tenu en 325 sous ses ordres. Ce qui confirmerait sa stratégie de conciliation entre les chrétiens tout en restant un fervent adorateur de SOL INVECTUS jusqu’à après 330. Depuis, l’architecture des temples païens cèdera la place pour de longs siècles à l’architecture des églises. L’église de la Sagesse Sacrée (Sainte Sophie) verra ainsi le jour à Constantinople.

Durant son très long règne, ses collaborateurs ne ménageront aucun effort pour redorer son blason terni par son passé païen et l’assassinat de sa femme FAUSTA et de son fils CRISPUS suite à ses emprises de folie et de jalousie.
Ses historiens et biographes, se chargeront, longtemps après sa mort en 337 après JC, de lui confectionner une image de marque de sainteté et de justice.

Le rationnel CONSTANTIN, sous l’influence de sa mère, la sainte Hélène, insufflera la splendeur chrétienne du Christ à Jérusalem.
Jérusalem et son temple millénaire vénéré par les hébreux sera conquise par les chrétiens et le berceau du Judaïsme christianisé. Sans heurts, ni révolte juive. Les juifs ont bien retenu les leçons de leurs précédentes révoltes sous TITUS et HADRIEN. Ils attendront sagement et patiemment durant des siècles pour reprendre une partie de leurs biens judaïques. Lentement et sûrement, selon la devise du grand SOLIMAN.
Comme à un Grand, les biographes de CONSTANTIN lui attribueront un sang impérial découlant de l’empereur Claude le Gothique (268-270 après JC). Et ce, malgré des traces historiques persistantes de sa descendance douteuse d’une prêtresse païenne, devenue entre-temps impératrice chrétienne, la « Sainte Hélène ».

Le 13ème saint de l’église à l’esprit rationnel et au nez fourchu décèdera le dimanche de la Pentecôte le 22 mai 337.
Son message rationnel à la veille de sa mort pourrait encore servir.
Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Et si JESUS serait apparu à CONSTANTIN pour le guider à la victoire sur le Pont Milvius, le message rationnel du 13ème Saint pourrait aujourd’hui guider les chrétiens vers le Bien de leur église encore et toujours déchirée depuis la consécration en
381 du dogme irrationnel d'Ambroise de Milan.

Moncef BENAMED
Collectionneur Numismate Scénariste

Collection privée ARTnumismatique (copyright)
carthageART@gmail.com

Annexe




Petit bronze de Constantin au nez affiné en fin de règne (réf. ARTnumismatique 225ab L 13 )




Petit bronze de Théodose, l’instaurateur des origines du catholicisme papal dans l’empire romain (réf.ARTnumismatique pb55ab L3)



Petit bronze de Théodose (réf. L 38-1 1a 1b)



Petit bronze de Constantin (réf.ARTnumismatique 343ab L18)



Petit bronze de Constantin (réf.227ab l13)



Petit bronze de Crispus ( réf.ARTnumismatique 338ab L18)



Petit bronze de Constantin divinisé (réf.pb30a2b2 - l2)



Petit bronze de Constantinus (réf.ARTnumismatique Plc164ab)


Petit bronze de Constantin (réf.293ab l16)



Petit bronze de la sainte Hélène (réf.ARTnumismatique 312ab L17 )



Antoninianus de Claude le Gothique (réf. plc42 1ab)



Petit bronze de Constantin - revers : Jupiter et globe (réf.346ab l18)



Petit bronze de Constantin- revers ; Jupiter et globe (réf.285ab l16)



réf.pb28ba l2


réf.pb58ab- L4


réf.89ab-


réf.110ab- l7



Petit bronze de Constantin (réf.156ab L9)

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