
Partie d’une toile de L.J.ENDRES (1896-1989) montrant le KOLKHAL cylindrique aux pieds d’une femme Kabyle.
Le KHOLKHAL est un bracelet d’origine berbère porté au dessus de la cheville. Son utilisation première est liée à l’esclavage puisqu’il servait pour enchaîner. Au cours des siècles, son évolution s’est traduite par deux formes distinctes, l’une cylindrique et longue resserrant la peau jusqu’à la douleur, et l’autre ovale la laissant plutôt aérée. La forme cylindrique qui est la plus originelle se retrouve au 20ème siècle dans les tribus Kabyles du sud de l’Algérie. Elle n’a pas échappé à l’œil vigilant et admiratif du peintre Louis John ENDRES (1896-1989) qui l’a éternisée dans l’un de ses magnifiques tableaux.
L’Artisanat Kabyle d’aujourd’hui a su perpétuer ce bijou en continuant à le fabriquer, cette fois ci, non plus en argent mais en métal nickelé à la hauteur des petites bourses.

Artisanat de Kabylie - Bracelet de forme cylindrique en métal nickelé -
Ce bracelet longiligne est porté aujourd’hui au dessus de la cheville, du poignet ou du coude. Il trouve facilement acquéreur parmi les touristes et inspire celles et ceux qui adorent s’adonner au jeu mondialisé lié à sa vocation première, l’esclavage.

Partie de la toile de L.J.ENDRES (1896-1989)- Bracelet cylindrique au poignet d’une femme Kabyle –
Plus à l’Est de la Kabylie, le KHOLKHAL a évolué au sein des tribus bédouines du sud de la Tunisie. Comme toujours, grâce à la volonté innovante des artisans juifs installés à Djerba depuis qu’ils ont osé traverser la méditerranée à la disposition de la belle ELISSA, reine de Carthage, voilà des millénaires.
La forme cylindrique, « plus esclavagiste », laissera la place à une forme ovale en creux, légère et plus adaptée pour la cheville du pied.

Bijoux bédouins de Tunisie- Bracelet du pied KHOLKHAL de forme ovale en creux (réf.ARTnumismatique)
Le bracelet de forme cylindrique ne sera pas du tout écarté. Il sera réservé à étaler la beauté de la main de la bédouine et se distinguera du KHOLKHAL par la dénomination HADIDA.

Bijoux bédouins de Tunisie - Bracelet de la main HADIDA de longueur 15cm (réf. ARTnumismatique -1657)
Il gardera son aspect en argent massif mais évoluera avec des longueurs plus petites pour retrouver trois standards essentiels : 15, 5 et 2cm.

Bracelet HADIDA de largeur moyenne 5cm (réf ARTnumismatique 309 - 80gr)

Bracelet HADIDA de petite largeur 2cm (réf ARTnumismatique 710 - 44g )
L’inestimable photo des deux bédouines de Tunisie, prise par le Docteur ERNEST Gustave GOBERT* (1879-1958) nous fait découvrir la forme ovale du KHOLKHAL ainsi que la HADIDA de standard moyen.

Les deux Bédouines de Tunisie- Mouture du blé- Photo d’Ernest Gustave GOBERT (1879-1958)
Cette merveilleuse photo de la moulure du blé à la main est un trésor d’informations identitaires sur le vécu quotidien des groupes nomades et sédentarisés de la Tunisie du 20ème siècle.

Bracelet de forme ovale au pied de la bédouine -(partie de la photo d’E.G.GOBERT-1879-1958)
Une photo que j’appellerai de type « trésor identitaire » car elle reproduit exactement la réalité historique au moment de la prise de la photo. On n’en archive pas un grand nombre de ces « trésors identitaires ».
Les fameuses cartes postales produites par les photographes orientalistes comme Rudolf LEHNERT et Ernst RANDROCK ou les toiles de peintres orientalistes comme Eugène DELACROIX et Etienne DINET, nous donnent certes d’innombrables renseignements identitaires mais ne reproduisent pas de « flasch » historique.

Bédouine de Tunisie- MELIA de couleur Indigo et Bracelet de taille moyenne à la main – partie d’une Photo de LEHNERT et LANDROCK - (Carte postale du début du 20ème) –

Toile d’Etienne DINET – Deux petites bédouines mises en scène de nudité- Bracelets aux pieds et à la main
Certes, ces photographies et toiles sont des chefs d’œuvres de portraits, de paysages et de nudités. La plupart sont des « mises en scènes » à partir d’objets, d’habits et de bijoux, certainement d’époques, mais laisseront toujours la porte entrouverte au doute sur l’information identitaire.
Ce n’est pas le cas pour les photos de type « trésors identitaires » comme celles d’Ernest Gustave GOBERT qui véhiculent des informations identitaires vraies.

Bédouins de Tunisie- Mouture du blé- Meule en granit (photo d’E.G.GOBERT)
La photo des deux bédouines à la meule montre la pratique traditionnelle de la mouture du blé à l’aide de la meule ancestrale en granit, pratique remontant à l’origine berbère millénaire. Une photo prise à une époque charnière coïncidant avec la « révolution industrielle » et le machinisme qui mettront fin à ces techniques ancestrales, écologiques et respectant le développement durable. Par ailleurs, outre les informations véhiculées sur les bijoux, la photo renseigne sur l’habit traditionnel de la bédouine de Tunisie, dénommé MELIA. Un habit particulier au Sahara du sud de la Tunisie proche de celui des berbères Touaregs. Une MELIA que l’on retrouve sur la photo de LEHNERT et dont la particularité est la couleur bleue Indigo d’origine berbère.
*Né en 1879 en France à Charly sur Marne (Aisne- France), E.G.GOBERT obtient en 1906 son doctorat en médecine et commence à exercer dans le sud Tunisien du côté de GAFSA. Très vite remarqué pour ses compétences, il sera nommé en 1920 Directeur de l’Hygiène et de la santé publique. Il côtoiera à Tunis d’éminents scientifiques dont le prix Nobel en la personnalité de Charles NICOLLE. Il publiera de nombreux travaux de recherche scientifique et de nombreux ouvrages spécialisés des rites de Tunisie (Parfums et tatouages ; usages et rites alimentaires des tunisiens ; Les magies originelles ; Anthropologies- Archéologies historiques..). Passionné de cultures antiques et d’ethnologie, il sillonnera la Tunisie durant la première moitié du 20ème siècle à la recherche de traces archéologiques des Capsiens, les ancêtres des berbères. Il confectionnera ainsi une impressionnante collection d’objets de préhistoire et de photographies représentant une mine d’informations sur l’identité culturelle des différents groupes ethniques de la Tunisie, collection qu’il léguera en 1958 au musée d’histoire naturelle d’Aix en Provence.
moncef BENAHMED
Collectionneur numismate
Collection privée ARTnumismatique (copyright)
Le KHOLKHAL est un bracelet d’origine berbère porté au dessus de la cheville. Son utilisation première est liée à l’esclavage puisqu’il servait pour enchaîner. Au cours des siècles, son évolution s’est traduite par deux formes distinctes, l’une cylindrique et longue resserrant la peau jusqu’à la douleur, et l’autre ovale la laissant plutôt aérée. La forme cylindrique qui est la plus originelle se retrouve au 20ème siècle dans les tribus Kabyles du sud de l’Algérie. Elle n’a pas échappé à l’œil vigilant et admiratif du peintre Louis John ENDRES (1896-1989) qui l’a éternisée dans l’un de ses magnifiques tableaux.
L’Artisanat Kabyle d’aujourd’hui a su perpétuer ce bijou en continuant à le fabriquer, cette fois ci, non plus en argent mais en métal nickelé à la hauteur des petites bourses.

Artisanat de Kabylie - Bracelet de forme cylindrique en métal nickelé -
Ce bracelet longiligne est porté aujourd’hui au dessus de la cheville, du poignet ou du coude. Il trouve facilement acquéreur parmi les touristes et inspire celles et ceux qui adorent s’adonner au jeu mondialisé lié à sa vocation première, l’esclavage.

Partie de la toile de L.J.ENDRES (1896-1989)- Bracelet cylindrique au poignet d’une femme Kabyle –
Plus à l’Est de la Kabylie, le KHOLKHAL a évolué au sein des tribus bédouines du sud de la Tunisie. Comme toujours, grâce à la volonté innovante des artisans juifs installés à Djerba depuis qu’ils ont osé traverser la méditerranée à la disposition de la belle ELISSA, reine de Carthage, voilà des millénaires.
La forme cylindrique, « plus esclavagiste », laissera la place à une forme ovale en creux, légère et plus adaptée pour la cheville du pied.
Bijoux bédouins de Tunisie- Bracelet du pied KHOLKHAL de forme ovale en creux (réf.ARTnumismatique)
Le bracelet de forme cylindrique ne sera pas du tout écarté. Il sera réservé à étaler la beauté de la main de la bédouine et se distinguera du KHOLKHAL par la dénomination HADIDA.

Bijoux bédouins de Tunisie - Bracelet de la main HADIDA de longueur 15cm (réf. ARTnumismatique -1657)
Il gardera son aspect en argent massif mais évoluera avec des longueurs plus petites pour retrouver trois standards essentiels : 15, 5 et 2cm.

Bracelet HADIDA de largeur moyenne 5cm (réf ARTnumismatique 309 - 80gr)

Bracelet HADIDA de petite largeur 2cm (réf ARTnumismatique 710 - 44g )
L’inestimable photo des deux bédouines de Tunisie, prise par le Docteur ERNEST Gustave GOBERT* (1879-1958) nous fait découvrir la forme ovale du KHOLKHAL ainsi que la HADIDA de standard moyen.
Les deux Bédouines de Tunisie- Mouture du blé- Photo d’Ernest Gustave GOBERT (1879-1958)
Cette merveilleuse photo de la moulure du blé à la main est un trésor d’informations identitaires sur le vécu quotidien des groupes nomades et sédentarisés de la Tunisie du 20ème siècle.

Bracelet de forme ovale au pied de la bédouine -(partie de la photo d’E.G.GOBERT-1879-1958)
Une photo que j’appellerai de type « trésor identitaire » car elle reproduit exactement la réalité historique au moment de la prise de la photo. On n’en archive pas un grand nombre de ces « trésors identitaires ».
Les fameuses cartes postales produites par les photographes orientalistes comme Rudolf LEHNERT et Ernst RANDROCK ou les toiles de peintres orientalistes comme Eugène DELACROIX et Etienne DINET, nous donnent certes d’innombrables renseignements identitaires mais ne reproduisent pas de « flasch » historique.

Bédouine de Tunisie- MELIA de couleur Indigo et Bracelet de taille moyenne à la main – partie d’une Photo de LEHNERT et LANDROCK - (Carte postale du début du 20ème) –

Toile d’Etienne DINET – Deux petites bédouines mises en scène de nudité- Bracelets aux pieds et à la main
Certes, ces photographies et toiles sont des chefs d’œuvres de portraits, de paysages et de nudités. La plupart sont des « mises en scènes » à partir d’objets, d’habits et de bijoux, certainement d’époques, mais laisseront toujours la porte entrouverte au doute sur l’information identitaire.
Ce n’est pas le cas pour les photos de type « trésors identitaires » comme celles d’Ernest Gustave GOBERT qui véhiculent des informations identitaires vraies.

Bédouins de Tunisie- Mouture du blé- Meule en granit (photo d’E.G.GOBERT)
La photo des deux bédouines à la meule montre la pratique traditionnelle de la mouture du blé à l’aide de la meule ancestrale en granit, pratique remontant à l’origine berbère millénaire. Une photo prise à une époque charnière coïncidant avec la « révolution industrielle » et le machinisme qui mettront fin à ces techniques ancestrales, écologiques et respectant le développement durable. Par ailleurs, outre les informations véhiculées sur les bijoux, la photo renseigne sur l’habit traditionnel de la bédouine de Tunisie, dénommé MELIA. Un habit particulier au Sahara du sud de la Tunisie proche de celui des berbères Touaregs. Une MELIA que l’on retrouve sur la photo de LEHNERT et dont la particularité est la couleur bleue Indigo d’origine berbère.
*Né en 1879 en France à Charly sur Marne (Aisne- France), E.G.GOBERT obtient en 1906 son doctorat en médecine et commence à exercer dans le sud Tunisien du côté de GAFSA. Très vite remarqué pour ses compétences, il sera nommé en 1920 Directeur de l’Hygiène et de la santé publique. Il côtoiera à Tunis d’éminents scientifiques dont le prix Nobel en la personnalité de Charles NICOLLE. Il publiera de nombreux travaux de recherche scientifique et de nombreux ouvrages spécialisés des rites de Tunisie (Parfums et tatouages ; usages et rites alimentaires des tunisiens ; Les magies originelles ; Anthropologies- Archéologies historiques..). Passionné de cultures antiques et d’ethnologie, il sillonnera la Tunisie durant la première moitié du 20ème siècle à la recherche de traces archéologiques des Capsiens, les ancêtres des berbères. Il confectionnera ainsi une impressionnante collection d’objets de préhistoire et de photographies représentant une mine d’informations sur l’identité culturelle des différents groupes ethniques de la Tunisie, collection qu’il léguera en 1958 au musée d’histoire naturelle d’Aix en Provence.
moncef BENAHMED
Collectionneur numismate
Collection privée ARTnumismatique (copyright)
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